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“Carte Blanche à Robin Hunzinger” dans le cadre du mois du film documentaire à Vitry le 14 et 15 novembre 

mercredi 5 novembre 2008, par Robin Hunzinger

“Carte Blanche à Robin Hunzinger” dans le cadre du mois du film documentaire à Vitry le 14 et 15 novembre :

La bibliothèque Nelson Mandela et les 3 cinés Robespierre ont proposé à Robin Hunzinger, invité l’an passé pour son film "Voyage dans l’entre-deux" de revenir cette année présenter son dernier documentaire « Où sont nos amoureuses ? ».

Il s’est également joint à nous pour élaborer la programmation de ce mois du documentaire dont tous les films sont reliés par un fil conducteur que nous vous laissons … découvrir.

Programmation

Vendredi 14 novembre à 20 h (Aux 3 Cinés Robespierre)

Bon Papa, un homme sous l’Occupation

Un film de Leïla Férault

2007 – 69 mn

Film projeté en présence de la réalisatrice

A la recherche du passé obscur de son grand-père paternel, la réalisatrice nous plonge dans la France vichyste de la Révolution Nationale. A travers l’engagement d’un homme ordinaire se révèle une partie de l’histoire refoulée des Français. Cette traversée se heurte au silence et à l’évitement de la petite à la grande histoire pour enfin faire advenir la parole. Ce processus est là d’autant plus difficile que l’histoire des grands-parents maternels est marquée par la Shoah.

Ce film a été sélectionné au Doc Ouest, au Mois du Film Documentaire, aux Hivernales du Documentaire, au FIFA (Festival International du Film d’Aubagne).

Samedi 15 novembre à 10h 30 (Auditorium de la Bibliothèque)

La Mémoire de mon père

Film de Patrick Zachmann

1997 - 31 mn

Le réalisateur, photographe à l’agence Magnum, décide de prendre la caméra pour tenter de rompre le silence qui s’est installé entre lui et son père. Celui-ci, Juif ashkénaze, avait perdu sa famille à Auschwicz et gardait le silence sur ce drame. Pendant dix ans, Patrick Zachmann photographie des Juifs à la recherche de son identité, de son histoire. Mais de son père, il n’arrive pas à faire de photos.

"Un jour, je décidai non plus d’essayer de photographier mon père, mais de le filmer. Dans une relation presque professionnelle (moi à l’abri de la caméra) qui allait nous permettre de se parler enfin l’un à l’autre mais sans se l’avouer ouvertement. Je ne savais pas encore qu’il était malade. Une série d’entretiens qui se sont poursuivis jusqu’à sa mort en septembre 1996." Au delà des souvenirs douloureux que son père lui livre, Patrick Zachmann réalise " un film sur la relation nouée entre un père et son fils, un film sur la mémoire, un film sur la transmission, celle que les pères doivent à leurs enfants."

Exil à Sedan

Film de Michaël Gaumnitz

2002 - 52 min.

Le réalisateur enquête sur la vie de son père, Walter Gaumnitz, Allemand rescapé des camps de Buchenwald et de Matthausen. Celui-ci a choisi en 1947 de s’exiler de Dresde à Sedan, dans les Ardennes françaises, ville symbole de la haine de "l’ennemi héréditaire allemand". Peintre, il n’a plus jamais exercé son art depuis la fin de la guerre. En 1964, la famille du réalisateur, endettée, retourne en Allemagne, à Berlin Ouest, où Walter Gaumnitz meurt en 1996. La personnalité mystérieuse et tourmentée de cet homme est progressivement dévoilée au fil de témoignages troublants. Michaël Gaumnitz entrevoit la vérité effroyable de ces années de guerre que son père a passées comme prisonnier de droit commun dans différents camps nazis. Le film a pour but de sortir du silence écrasant, de la honte et de la peur qui ont pesé sur son enfance et qui continuent de le hanter.

Spécialiste de la palette graphique, Michaël Gaumnitz se sert de ce moyen d’expression pour replacer chaque fragment de l’enquête dans sa dimension symbolique.

Samedi 15 novembre à 15h (Auditorium de la Bibliothèque)

Où sont nos amoureuses

Un film de Robin Hunzinger

2006 – 53 mn

Film projeté en présence du réalisateur

Ce film retrace le destin de deux jeunes provinciales, Emma et Thérèse, professeurs toutes les deux, dans les années 30, qui tentent de construire ensemble une vie à la fois engagée et amoureuse. L’été 35, elles font « le voyage en URSS » et songent à adopter un enfant. Leur émancipation va se transformer en apprentissage douloureux puis en épreuve du feu. En 40, après avoir brutalement rompu, elles se trouvent confrontées à la catastrophe : Emma, mariée, vivra dans une Alsace annexée par l’Allemagne nazie, et s’y reniera dans la douleur. Thérèse s’engagera dans la Résistance en Bretagne. Arrêtée par la Gestapo, elle mourra sans avoir parlé.

"Où sont nos amoureuses" a reçu le Grand Prix au festival "Traces de Vie" de Clermont Ferrand 2007 et l’Etoile 2008 de la SCAM.

(Entrée sur inscription auprès de la section image et son)

Vendredi 21 novembre à 19h (Auditorium de la Bibliothèque)

Histoire d’un secret

Film de Mariana Otero

2003 - 88 mn

"Quand j’ai eu quatre ans et demi, ma mère a disparu. Notre famille nous a dit, à ma sœur comme à moi, qu’elle était partie pour travailler à Paris. Un an et demi plus tard, notre grand-mère nous apprenait la vérité : elle était morte d’une opération de l’appendicite. Par la suite, durant notre enfance et notre jeunesse, notre père ne nous parla pas de notre mère, sauf pour nous répéter qu’elle avait été une peintre et une femme extraordinaire. Il avait enfermé ses tableaux dans un placard et rangé les photos dans un tiroir qu’il nous était interdit d’ouvrir. Il y a 7 ans, notre père se décida enfin à nous parler de notre mère. Ce fut pour nous révéler les circonstances réelles de son décès. En rompant ce tabou, il nous rendait notre mère." (Marianne Otero)

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